Out-of-pocket payments, vertical equity and unmet medical needs in France: A national multicenter prospective study on lymphedema

Objectifs

Le reste à charge peut être à l’origine d’une inéquité financière d’accès aux soins et générer un défaut d’accès aux soins. En France, la relation entre les ressources financières des ménages, le reste à charge et l’accès aux soins est peu connue et variable selon les pathologies. L’objectif de cette étude était de quantifier le reste à charge des patients avec un lymphœdème, de quantifier l’inéquité socio-économique potentiellement liée et le retentissement sur l’accès aux soins.

Critère de jugement principal

Les dépenses de soins liés au traitement du lymphœdème et le reste à charge ont été estimés prospectivement pendant 6 mois pour les soins ambulatoires grâce à un auto-questionnaire en ligne avec une aide hotline. L’équité a été estimée en combinant des mesures agrégées et désagrégées.

Résultats

Un total de 203 patients ont été inclus, âgés de 55 ans en moyenne. Après remboursement de l’assurance mutuelle, le reste à charge moyen est 101,4 euros par mois, dû au transport (32 %) et aux compressions (26 %). Le reste à charge total représente 10,1 % des revenus par unité de consommation des ménages les moins aisés et 3,5 % des plus aisés (p < 0,05). L’index de Kakwani pour le reste à charge est égal à −0,18. Un renoncement aux soins est déclaré par 54 % des moins aisés et 17 % des plus aisés (p < 0,05).